Théâtre Charles-TrenetLes étoiles      
Chargement Évènements

« All Évènements

Les étoiles

3 août / 21 h 00

15€

« Les étoiles » par Philippe Caubère dans le cadre du Festival Les Temps d’Arts

D’après les Lettres de mon Moulin, d’Alphonse Daudet

Attention ! Ceci n’est PAS une lecture… ! Je sais ce qu’est une « lecture jouée » pour avoir souvent sacrifié à l’exercice. Tous mes spectacles bâtis sur des textes qui n’étaient pas de moi : Aragon, Montcouquiol, Benedetto, Suarès ou Pagnol, sont tous passés par cette étape. Et puis Alain Cuny avec Claudel, Fabrice Luchini avec Céline, Jouvet et d’autres, plus près de moi Michel Galabru avec les lettres de Raimu, et plus récemment encore, l’équipe du « Souffle d’Avignon » pour Serge Valetti, ont donné et donnent à ce genre ses titres de noblesse. Mais je vous le dis franchement, quelques valables que soient ces exceptions, la lecture, jouée ou non, reste pour moi le degré zéro du théâtre. Apprendre le texte m’en paraît être le degré un, le mettre en scène le degré deux, et le jouer, — sauf qu’attention : le BIEN jouer ! — le degré trois. Mais ça… c’est une autre affaire ! Au sujet de laquelle on ne peut, hélas, faire aucune promesse, ni donner de garantie. Juste en émettre l’espoir. Et s’y employer avec le plus de force, de patience et d’acharnement possibles. Ceci n’a rien à voir, je le précise, avec un choix qui serait moral ou professionnel. Non : c’est un choix artistique. Apprendre le texte, « par cœur » comme on dit, c’est choisir de le pénétrer plutôt que de le survoler, l’explorer plutôt que de se contenter de le visiter ou de « se laisser traverser » par lui, comme le veut une certaine mode. C’est s’en imprégner enfin, en jouir, en souffrir, bref se l’approprier. Pour avoir une chance, une seule petite, de pouvoir un jour l’incarner comme si on l’avait écrit. Jouer les Lettres de mon moulin comme si c’était moi qui les avais pensées, imaginées. Comme si je m’en étais souvenu. Comme si je les avais vécues.
J’ai lu, — plus que relu, en vérité — les œuvres d’Alphonse Daudet il y a un an de cela, par simple curiosité, pour voir si reviendrait le même plaisir, le même trouble que pendant mon enfance. Emporté par la force de cette écriture, de cette pensée, par ce sens du drame et de la comédie, l’envie m’est venue d’en faire un spectacle. Et même deux différents pour que l’œuvre puisse être donnée dans sa plus grande partie sans que chacune des deux soirées ne dure trop longtemps. Je ne vais pas essayer de me lancer dans de grandes théories littéraires ou théâtrales, — encore moins politiques…— pour m’expliquer ou me justifier sur le choix de monter et jouer cet auteur plutôt que celui-ci ou celle-là. En définitive, la seule chose qui m’a vraiment motivé, c’est l’envie de m’amuser et d’amuser les autres, petits et grands. Et si possible, de les toucher. À part une autre, plus particulière et personnelle : après l’Adieu à Ferdinand, je savais qu’un vide se ferait sentir et qu’il me faudrait quelque chose de fort pour ne pas y sombrer. Une chose qui me ramène à l’enfance, la mienne comme celle de tout le monde. L’enfance de l’art aussi. Voilà, juste ça : des histoires, des paysages, des personnages, des accents. Et un pays. Le mien : la Provence.                      Philippe Caubère

Tarif unique 15 € – Gratuit pour les moins de 14 ans

Réservations à partir du 1er juin au 05 49 52 70 62 (du lundi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 9h à 12h)

Details

Date : 3 août
Heure : 21 h 00
Prix : 15€
Catégorie d’Évènement:

Organisateur

Ville de Chauvigny
Téléphone : 05 49 58 34 78

Lieu

Jardin Public
route de Saint-Savin
Chauvigny, 86300 France
+ Google Map
Téléphone :
0549527062